QUELLE HONTE DE VOIR SON PAYS VOTER À 18% UN CANDIDAT DE LA HAINE ET DE L´EXCLUSION
Que la France est petite quand l´individualisme prime.

"On ne va jamais aussi loin que lorsqu´on ne sait pas où l´on va." Christophe Colomb

NEWS EXPRESS

BRANCHEZ VOS HAUTS PARLEURS Y A DES VIDEOS ET CHANSONS



mardi 10 mai 2011

Transsibérien de Vladivostok à Moscou : 9282 km


Débarquée par avion à Vladivostok, tout commence froidement mais joliment dans cet immense pays qu´est la Russie. Mon visa est de seulement 30 jours donc je décide de ne pas m´attarder à Vladivostok qui a ça de sympa qu´on s´y sent au bout du monde...
La poste accepte, grâce à la médiation de la fabuleuse Vilena, d´envoyer mon netbook a casa. Je me sens plus légère. Je décide donc de faire le stock de vivres pour 3 jours de train ! Ma chance est de voyager en sens inverse du reste de touristes. Je suis donc entourée de russes et bouriates. L´ambiance est chaleureuse. Les paysages sont différents à ceux de chez nous. Mon regard peut se perdre à l´horizon sans rencontrer une seule construction. Les seules maisons entre Vladivostok et Tchita sont en bois avec des volets de couleur.

Débarquées à Tchita, à 3h du matin, je me fais une frayeur sur le quai de la gare face un immense russe. Aucun des  deux hôtels de la ville n´a de chambre libre, je reste donc au dortoir de la gare. Le jour suivant je vais voir les alentours et tombe dans un village perdu près des montagnes. Pas une rue de pavée et deux jeunes filles russes ne parlant pas anglais m´aident avec une grande gentillesse dans mes démarches d´enregistrement pour la nuit (la Russie conserve encore des traces de KGB et de contrôle des personnes). Ma chambre est plutôt « minimaliste » et les toilettes sont dans une cabane en bois au fond du jardin dont la fosse n´a pas été nettoyée depuis plusieurs jours. 

Je rentre à Tchita le lendemain puis reprends le train en direction de Ulan Ude qui est plutôt décevante mais les alentours sont chouettes notamment les temples bouddhistes. 

Je me dirige ensuite vers l´incontournable Irkoutz où ma guest house est très sympa. Puis, je décide de passer un nombre de jours, indéfini au départ, sur l´île d´Olkon sur le fameux lac Baïkal. Je m´y régale, les autres touristes y passent une ou deux nuits, moi 10. Le calme de la demi-saison me convient parfaitement. Nicolaï et son épouse, les patrons du lieu, sont extras. Nous discutons une heure par jour en français avec ces deux autodidactes. Nicolaï est un ancien champion de Ping-Pong et son épouse bien plus jeune a laissé le rum rum de Moscou pour le rejoindre. Le Baïkal a un charme particulier d´autant que nous sommes en avril et qu´il est encore sous la glace. Je marche sur le lac, prends des banias (bain d´eau chaude puis très froide avec branche pour se fouetter le sang). Le prince de Galles se marie aujourd´hui. Dans la petite cabane en bois de Serguei, accordéoniste chanteur et ancien professeur d´université, une petite télé diffuse en russe un reportage sur le William et sa future épouse. La TV russe n´ayant surement pas acheté les droits de retransmission du mariage nous restons sur notre fin. Pas si cons finalement ces rouges ! 

Je rentre de l´île d´Olkon et prends le train en direction de Moscou pour 4 jours de trajet. La vodka fait des dégâts pas possibles dans ce pays et dans le train. Mais je rencontre des gens époustouflants comme ce jeune pilote de rallye qui partage avec moi le repas que sa sœur lui a préparé. 

A Moscou je dors chez Victoria, une jeune enseignante russe très sympa. Moscou me surprend, je n´en attendais rien et j´ai beaucoup aimé.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Voici la marche à suivre :

1) Ecrivez votre texte dans le formulaire de saisie ci-dessous
2) À côté de Commentaire, choisissez l´optionNom/URL
3) Saisir votre prénom ainsi que l´initiale de votre nom (ou pseudo) après l'intitulé Nom
4) Cliquer sur Publier commentaire

Merci pour votre message!