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Que la France est petite quand l´individualisme prime.

"On ne va jamais aussi loin que lorsqu´on ne sait pas où l´on va." Christophe Colomb

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mercredi 2 février 2011

Cambodge, voilà encore un pays fabuleux:

Après le Laos la barre des pays qui vous procurent du bien-être était haute. Mais le Cambodge s´est aisément hissé au niveau. En passant la frontière à vélo les sourires sont tout aussi francs, généreux et touchants qu´auparavant...
Je me dirige doucement en direction de Phnom Penh en suivant le Mékong. Cela me prend quelques jours et certains paysages resteront à toujours gravés dans mes pupilles. Arrivée dans la capitale tout de suite les vibrations de la ville me procurent un bon feeling. Un ami espagnol, Roberto, était venu vivre près de 9 mois à Phnom Penh après son tour du monde. En découvrant la ville, je comprends qu´il ait pu s´y régaler. L´ambiance est joviale et le mélange des styles parfaitement dosé donne à la ville un look baba cool plutôt tendance. Première visite oblige : la prison Tuol Sleng où les Khmers Rouge torturèrent et assassinèrent les opposants à leur régime de dictature. Là l´ambiance change un peu beaucoup car on est face à l´horreur humaine à l´état pur. Il convient de souligner que depuis 30 ans  la diplomatie internationale n´a toujours pas permis de juger les responsables de ce génocide. Pol Pot et grande partie de sa clique de compagnons pervers ont eu le temps de mourir tranquillement de vieillesse dans les beaux canapés de leur résidence. Elles sont belles la Justice et la diplomatie internationales ! Alors oui, je dois le reconnaître, bien que ma route soit remplie de magnifiques rencontres, plus mon voyage avance plus je pense que nous sommes des êtres mauvais par nature, des prédateurs égoïstes dotés d´un ego démesuré. L´Homme selon moi ne serait pas bon, il le deviendrait. C´est à force d´ambition de grandir intérieurement que nous parvenons à nous rapprocher de notre qualité d´être humain au sens digne et pleinement beau du terme. Dans ce cheminement vers notre qualité d´Homme certains n´avancent jamais, d´autres même reculent alors que pour la joie de tous certains avancent et construisent leur bonheur et par ricochet celui de ceux qui les entourent. Il y a également ceux que j´aime appeler les « Dorothées » de notre petit monde. Ceux à qui on a oublié de dire d´arrêter les dégâts et les frais. Ces gens qui, même une fois leur jeunesse loin, n´hésitent pas à faire des come-back pathétiques sur les devants de la scène. Ces hommes et ces femmes que les enseignements de la vie auraient dû rendre sages et bons mais qui en sont restés au stade de grands enfants attardés et capricieux. A Nîmes on n´est pas en reste, on a notre Mr Dorothée de la tauromachie, celui-ci comme la version originale ne s´étouffe pas du ridicule. Tiens, au passage Mr Dorothée a la même formule que M.A.M. (Michèle Alliot Marie) : « Bien faire, laissez dire ». Autant dire: une formule de crapules dont les qualités humaines et intellectuelles ont "bien fait" défaut ces derniers temps.

Mais pourquoi m´attarder sur la médiocrité alors que ce qui m´amène ici est un homme qui, lui, a fait le chemin. En pédalant vers la cité d´Angkor je ne me rendais pas seulement vers un lieu splendide mais surtout à la rencontre de mon parrain, le frère de ma maman. Avec son épouse, Elisabeth, ils aiment passer leurs vacances en terres asiatiques. C´est marrant comme la vie et le temps qui passe redonnent à chaque chose et chaque être sa vraie valeur. Dans mon enfance j´avais cette sensation tronquée que les diners de famille l´ennuyaient et que mes échanges avec lui étaient réduits. Je croyais en Dieu (une bêtise peut être ou surement avec le recul), on me disait qu´il n´y croyait pas. Je ne comprenais pas et pensais qu´il ne croyait en rien. J´étais en fait une enfant qui ne comprenait pas grand-chose et n´imaginait pas que son parrain était un médecin surdoué à qui les journées de travail et le contact quotidien à la maladie ne devaient guère laisser de place pour la fantaisie. Tout en lui respirait le sérieux, la distance et la tension retenue. Avec le temps et les années qui passent, j´ai appris à comprendre que cet homme si sérieux, était et reste un énorme bosseur qui, chaque jour à sa tâche, apporte quelque chose de tangible et de bon à notre monde. J´ai vu au fil des ans sa totale disponibilité dans les grands moments de nos vies. Je l´ai vu diagnostiquer et donc sauver des proches et bien d´autres personnes. Sans que lui ne le dise, j´ai compris qu´il était devenu une référence dans sa spécialité tout en prenant soin des siens. Les gens biens, les gens de bien, les gens de cœur, les gens brillants, ceux dont l´intelligence est au service de l´humain ne font pas de bruit. Mon parrain est de ceux-là et j´en suis fière. Depuis qu´il est grand père, peut-être même avant, je le vois aussi devenir un homme qui trouve l´équilibre de son être dans le sérieux et la joie de vivre. C´est maintenant moi qui aime passer du temps à ses côtés, moi qui comprends que j´ai beaucoup de chance de l´avoir comme parrain et comme famille. Certes, si vous le croisez, vous remarquerez surement que même lors de conversations simples et légères ses points se serrent, comme si au fond de lui la tension du prochain dossier médical était déjà là latente. Mais vous noterez surtout que sa présence est un délice car c´est un Homme, un vrai, dans sa plus belle version humaine.

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