Ça y est, là c´est le Moyen-Orient pour de bon : la Syrie. C´est plus beau en vrai que dans les livres, c´est dire. Bon il faut reconnaître qu´ ici la liberté n´est pas une priorité (You tube, Facebook sont bannis et des choses bien plus essentielles aussi) et partout trône bêtement le portrait d´un président de sang...
Mais la Syrie est belle, authentique, les gens sont adorables et la nourriture agréable au palais. D´accord c´est ramadan depuis mardi, mais je ne suis pas encore convertie à l´Islam, du moins pas tout à fait, quoiqu´en dise mon henné sur les mains. Mais comme dirait Ahmed, musulman, « personne n´est parfait » ! Je dois reconnaître que depuis les Balkans je découvre l´Islam et son vrai visage, pas le médiatique, pas le vendeur utilisé par les télévisions occidentales pour vendre pas cher la peur et faire prôner la propagande du faux qui plaît tant à ceux qui nous gouvernent. Les musulmans sont d´une générosité surprenante : je suis facilement invitée par des inconnus à dîner et dormir chez eux (ce que j´accepte avec plaisir le plus souvent), ce qui fut également le cas en Europe, je vous rassure. La prière est discrète et sincère dans un coin de la maison. Et, il faut dire que, eux, contrairement à nous chrétiens ils fréquentent leurs « églises », disons mosquées et lisent leurs textes sacrés. Bon, certains en font une lecture extrémiste, certes, mais chez nous aussi il y a des chrétiens pas fréquentables dont l´intégrisme est bien plus dangereux. En réalité, je ne crois plus vraiment en Dieu mais respecte ceux, qui quelque soit leur confession y croient quand le respect de l´Humain est au centre et sans fanatisme. Et, je dois reconnaître que l´Islam inspire le respect. Les mosquées sont pleines d´enfants qui jouent, d´hommes qui prient avec ferveur et profondeur et de femmes heureuses et non si soumises que voudrait le faire croire ou y croire notre monde occidental. Cela rassure l´Homme de croire que le Mal est ailleurs, loin... Mais venons-en à Damas. C´est pas Paris, c´est clair, mais on s´y sent en phase avec les réalités du monde. Peut-être plus même qu´à Paris d´ailleurs, Paris dont le quotidien tout comme à New York et Londres semble plus en « fusion » avec la Bourse et le Capitalisme à outrance… A Damas il y a deux mosquées de toute beauté et des souks de partout mais vraiment partout. Mimi dirait que, dans une autre vie, Damas a surement été ma chambre d´ado par prédilection! Elle n´aurait pas tort, les mamans ont presque toujours raison, ou du moins toujours la raison du cœur... Damas c´est aussi la « Mecque » des étudiants étrangers qui souhaitent étudier l´arabe. Car Damas a cela aussi que l´on y parle l´un des dialectes arabes les plus purs. Moralité des jeunes du monde entier aux racines arabes (Adrian iranien d´origine mais qui vit à New York, Dorian jeune avocat parisien dont les parents sont marocains) ou pas d´ailleurs (Teresa allemande de pure souche qui parle déjà couramment allemand, anglais, espagnol; Vanessa australienne blonde sans une goute de sang arabe mais aussi Yun du Bangladesh) viennent passer quelques mois à l´Université de Damas. Et, aucun doute que tous sont dans le vrai, l´arabe est une langue riche et belle qui si je la parlais m´ouvrirait les portes d´un monde aux « Milles et une nuits ». Ce sera dans une autre vie ou à la retraite, si je la cotise, comme dit Mimi ! Une chose encore, tous ont du mal à partir car Damas semble avoir ce que Berlin a aussi. Ce je ne sais quoi qui vous accroche à vie et vous empêche de partir ou du moins vous demande de revenir. On ne part jamais vraiment de Berlin, on ne part jamais vraiment de Damas, elles sont en nous et nous en elles. Enfin, malgré la chaleur : 48º à l´ombre S.V.P., alors RESPECT diraient Otis et Aretha, je suis allée à Palmyre (en arabe Tadmor) qui, quelque soit la température, vaut le détour et le retour. C´est magnifique cette cité perse devenue romaine par la suite. Le lever et le coucher de soleil rosent la pierre et l´ambiance de cette oasis flanquée en plein désert prend un charme fou qui vous transporte à des milliers de siècles, au moins deux! On est vraiment en plein désert, deux trois dromadaires pour les touristes «fortunés», de l´espace et du temps pour que l´imagination prenne son envol et ne vous lâche plus. Palmyre c´est beau, c´est beau et chaud, mais c´est beau, très chaud c´est vrai, mais très beau ! Si je peux, je repasserai pour visiter Alep et Bosra. On a vraiment besoin de 7 vies...

Syrie....Damas, Alep...des destinations qui nous font rever....
RépondreSupprimerAnimo, trotamundos!!
A Bientot.
Je suis impatiente d'avoir tes impressions de Syrie. Je ne sais pas pourquoi, c'est un pays que j'aimerai beaucoup connaitre.
RépondreSupprimerBon séjour
LR
C'est beau et chaud ... c'est pas une contrepèterie belge?
RépondreSupprimerEl Gato Loco
Parole, parole... comme dit la chanson, qui aurait cru que tu puisses modifier quoi que ce soit à ta si classique chambre d'adolescente?
RépondreSupprimerTe connaître c'est voyager et rêver à l'inaccessible quête!!!!
Merci.
Ta plus grande fan