Oui, je sais, j´aurais du titrer « Bruges ou la petite Venise du Nord ». Vous comprendrez, par la suite, le pourquoi d'un tel titre...
Mais il vrai que Bruges a quelque chose de Venise tout en conservant un charme propre. C´est une magnifique petite ville. Tout d´abord le couvent des religieuses aux maisons blanches. Puis, les chocolatiers à tous les coins de rues ainsi que le musée du chocolat, il faut ce qu´il faut. Ici le chocolat, la praline, les gaufres et les frites sont les spécialités locales. Mon postérieur, qui n´avait pas besoin de cela, en prend un coup mais on ne vit qu´une fois ! Bruges c´est aussi pour de nombreux visiteurs la possibilité de contempler le Saint sang du Christ au "sein" d´une Basilique de toute beauté. Après, que le Saint sang soit d´origine ou pas, cela dépend des croyances de chacun. Pour moi, Bruges restera une jolie étape de par la ville en elle-même mais aussi par la rencontre de Lode et sa famille. Lode ou Louis pour nous mais Lode je trouve cela plutôt chouette, cela sonne bien. Lode est mon hôte. Il est photographe et grand amoureux de Berlin, je crois que cela a participé à notre rencontre. Il n´est pas un amoureux de Berlin comme les autres. On pourrait dire que Lode a pour Berlin ce que j´ai pour le monde des taureaux: une profonde passion qui s´entrelace inlassablement avec nos vies. Avant de m´accueillir chez lui, il disait avoir des morceaux de mur de Berlin. Je pensais: "encore un collectionneur de petites pierres que mon padre Félix aurait surement bien voulu ramasser en 1989". Mais voilà, j arrive chez Lode et ce n´est pas des petits cailloux mais un pan de mur entier de plus de 2 tonnes et demi qui trône dans le jardin. C´est impressionnant et fort émouvant. Bien sûr je suis allée à Berlin à la East Side Gallery et oui j ´ai touché des morceaux du mur. Mais le mur de Lode c´est quelque chose, c´est un symbole, une entente, une admiration pour un pays et une ville, une conscience du temps qui passe, une communion, un témoignage de l´universalité de l´être humain indépendamment des « lignes » que certains s´acharnent à tracer entre nous. Dans le garage Lode a également 4 Trabants, voitures d´époque de l´Allemagne de l´Est qui, à elles seules, sont des témoins de l´Histoire, de notre Histoire. À cela, Lode ajoute une passion, celle de la photographie. Il se débrouille toujours pour être là où la lumière devient éternelle. Venise, Amsterdam, Berlin sont ses lieux de prédilection. Lors du 20ème anniversaire de la chute du mur deux des dominos qui symboliquement sont tombés l´un derrière l´autre avaient été conceptualisés par Lode. Ses photos témoignent du Berlin de 1977 mais également du Berlin lors de la chute du mur puis l´après mur. Voilà pourquoi, Bruges restera dans mon souvenir non seulement une jolie ville mais également la rencontre, un peu magique, avec Lode Anseel, un homme et photographe hors du commun.

Je ne connais pas le Padre Félix mais avoir un toro dans son jardin ce serait tout de même plus couillu que deux tonnes et demi de béton, non?
RépondreSupprimerEl gato loco